On s’octroie les espaces, les terres, les monts et vallées sans s’interroger si ça dérange. Oh! non pas l’homme parce qu’il trouve toujours des bonnes raisons pour se les disputer avec lui-même, mais avec la Terre, on lui demande rien. On ne bafoue pas la terre sans qu’elle se rappelle à nous, et on peut en estimer les suites si jamais qu’Une conscience se faisait jour...
Je propose alors de faire une cérémonie chaque foi que l’intrusion humaine est inévitable.
Avant que les « bulls » huileux, grinçants et grimaçants ne viennent déplacer les montagnes, posez vos dossiers plans et calculettes. Asseyez vous sur cet espace que la vie entière a installé bien avant vous et ressentez, demandez, remerciez, parlez lui ! Faites quelque chose avec votre cœur avant de le faire avec la tête !

Tout créateur s'expose à la dérision de sa création.



Quelquefois on semble tourner en rond sur un bout de bois.
L'homme est une ébauche qui doit se préciser sur terre
pour se terminer au ciel ...
 


Combien d’arbres sont tombés, ceux qui font de l’ombre, ceux qui peut-être pourraient tomber sur la maison, ceux qui cassent les conduites et j’en passe, enfin tout ceux qui alimentent nos peurs et craintes.
Des coupes de ces arbres, il m’arrive d’en faire. J’ai pris soin de préparer un rituel de paroles, d’encens et de tabac. Un arbre abattu vaut bien cinq autres replantés.
Je préfère toutefois offrir à un bois mort debout ou même couché une continuité dans son existance.
On peut toujours faire quelque chose avec un bout de bois, avant qu’il ne parte au feu.
Cela dit quelquefois il n’y a rien à faire. L’arbre est déjà sculpté. Il s’est travaillé tout seul. Et de plus en cadeau, il est encore vivant. Enfin, puisque je le regarde, il me plaît de croire que c’est pour moi qu’il l’a fait.